L'élastographie impulsionnelle est une technique d'imagerie médicale de référence pour le diagnostic non invasif de pathologies telles que la fibrose hépatique. Elle repose sur l'estimation de l'élasticité des tissus via le suivi ultrasonore d'une onde de cisaillement générée par une impulsion mécanique. Toutefois, la qualité des élastogrammes peut être significativement dégradée par des artefacts liés à la réverbération et à la diffusion des ondes ultrasonores, susceptibles de biaiser l'estimation des paramètres mécaniques. L'un des verrous technologiques actuels réside dans l'absence d'outils de simulation capables de concilier un haut degré de réalisme physique avec une rapidité de calcul permettant d'explorer efficacement ces interactions complexes.
Dans cette contribution, nous présentons le développement d'un modèle de simulation numérique s'appuyant sur une méthode de différences finies (via l'outil k-Wave). Ce modèle vise à coupler la propagation des ondes ultrasonores et des ondes de cisaillement. La présentation se focalise sur les résultats obtenus en milieu homogène, étape indispensable pour valider la cohérence physique et la précision du modèle avant l'introduction de milieux hétérogènes. En perspective, ce cadre de simulation vise à reproduire de manière réaliste l'anatomie des tissus sous-cutanés (peau, graisse, muscle) afin de poser les bases d'une meilleure compréhension des mécanismes physiques à l'origine des artefacts, de leur classification, et d'orienter ultérieurement le développement de stratégies de traitement du signal plus robustes.

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